Au commencement il y a la flûte traversière, instrument que je pratique depuis maintenant 23 ans.

Puis il y a eu ce document trouvé sur le net. Un manuel illustré des réparations basiques de la flûte qui m'a montré que démonter et remonter une flûte n'avait pas l'air si difficile... à quelques conditions :

  • avoir un peu de matériel ;
  • avoir beaucoup (mais alors beaucoup !) de patience ;
  • être organisé et méthodique (de l'ordre et de la méthode mon cher Hastings !).

Il restait alors à trouver une flûte pour se prêter à l'exercice car évidemment, hors de question d'expérimenter cela sur ma flûte de concert ! Mon luthier m'est très sympathique, sincèrement, mais je n'ai pas envie de me faire disputer (et il est en capable !).

Après un petit tour sur eBay, j'ai trouvé une flûte anonyme : rien sur le barillet, aucun nom de facteur, juste un numéro de série (#2564). Anonyme donc... et dans un bien piteux état. Cette dernière est restée à l'air libre durant je ne sais combien de temps et l'argent s'est donc oxydé, les tampons sont explosés, la mécanique est grippée (voir rouillée par endroits) et j'en passe...

Suite à un démontage minutieux et très laborieux, une envie soudaine me pris : restaurer cette flûte. Après tout, qu'ai-je à y perdre sinon un peu de mon temps. Au mieux j'en sors quelques notes, au pire elle reste dans son état actuel, c'est à dire injouable.

Alors certes, ce n'est pas une flûte de concert faite main en argent massif, mais elle m'intrigue cette inconnue. Je suis persuadée qu'elle a beaucoup à m'apprendre...

Flûte anonyme 2564 - Constat - Etat général